La Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) et l’Association Sportive Automobile Réunion (ASA Réunion) ont pris connaissance de l’arrêté préfectoral portant refus d’autoriser le rallye de Petite-Île prévu du 1er au 3 mai 2026.
La FFSA et l’ASA Réunion respectent la décision du préfet de La Réunion, autorité compétente en matière de sécurité publique, ainsi que les avis émis par les représentants des forces de sécurité intérieure, dont le rôle est précisément de veiller à la protection des personnes. Leur engagement au service de la sécurité des Réunionnaises et des Réunionnais ne saurait être remis en cause.
Si la FFSA et l’ASA Réunion respectent ces décisions et ces avis, elles ne peuvent en revanche accepter que certaines affirmations, selon elles, inexactes, aient directement contribué à motiver l’arrêté d’interdiction.
L’arrêté et le communiqué de presse appellent de la part de la FFSA et de l’ASA Réunion plusieurs observations précises.
L’arrêté d’interdiction et le communiqué de presse affirment, de manière générale, que « les conditions de sécurité ne peuvent être regardées comme satisfaisantes » et qu’« aucune mesure alternative ne permet de garantir un niveau de sécurité suffisant ».
Or, toutes les garanties demandées par la préfecture depuis plusieurs semaines et présentées comme conditions sine qua non à l’autorisation de la manifestation ont été mises en œuvre par l’ASA Réunion.
Il a même été tenu compte, lors de la réunion de la Commission Départementale de la Sécurité Routière (CDSR) du 23 avril dernier, des différentes observations des représentants des forces de sécurité intérieure. Aucun manquement légal ou réglementaire n’a été relevé dans le cadre de l’instruction du dossier. Au contraire, l’ASA Réunion a mis en œuvre des mesures sécuritaires allant bien au-delà des exigences en vigueur.
Par ailleurs, la comparaison effectuée avec les rallyes organisés en métropole met en évidence une regrettable méconnaissance de ce type de manifestation pourtant historique et extrêmement populaire. En outre, nous tenons à souligner que le tracé du parcours a fait l’objet d’une construction en collaboration avec les services de la gendarmerie nationale lors de reconnaissances préalables. Prétendre aujourd’hui que ces concertations n’ont pas abouti à des garanties suffisantes constitue une inexactitude que nous ne pouvons laisser sans réponse.
La FFSA et l’ASA Réunion regrettent également le calendrier de cette décision, notifiée à moins de dix jours de la manifestation, causant un préjudice considérable aux équipes, concurrents, bénévoles et partenaires engagés depuis plusieurs mois dans la préparation de cette épreuve, alors même que nous sommes en échanges constants avec la préfecture depuis plusieurs mois.
Face à cette situation, un recours gracieux sera déposé auprès du préfet de La Réunion. Cette démarche, privilégiant le dialogue, vise à permettre un réexamen de la décision au regard des éléments factuels du dossier. Nous espérons que cette démarche permettra un règlement amiable et rapide de la situation.
La FFSA et l’ASA Réunion tiennent enfin à adresser leurs sincères regrets aux licenciés, bénévoles, partenaires et spectateurs qui avaient placé leur confiance dans l’organisation, et nous les assurons de notre engagement total pour défendre leurs intérêts et l’avenir du rallye réunionnais..

